Qu’est ce que la Digigraphie ?

xavier-jamonet-photo-labo-pro.jpg

La digigraphie est la désignation d’une technique professionnelle, un mot inventé par Epson en 2003 pour décrire l’art de reproduire une photographie, une peinture, une sculpture ou autre de façon numérisée.

Pour conserver son caractère d’œuvre d’art, les tirages doivent être produits en série limitée.

Ils sont numérotés, signés par l’artiste et estampillés par l’imprimeur. De plus, les copies numériques nécessitent le respect de normes strictes codifiées par un label digigraphique (utilisation d’un matériel d’impression agréé, un certificat d’authenticité). Disons que c’est la lithographie d’aujourd’hui. Cette dernière permettait de rendre accessible des chefs d’œuvre de l’art en les reproduisant grâce à différents supports et en différents formats. De nos jours, si les outils se sont perfectionnés grâce au numérique, ce sont toujours les mêmes artistes imprimeurs qui travaillent minutieusement et de façon professionnelle à retraduire au plus près les œuvres d’art.
Au 21 e siècle, les avancées du numérique en photographie ou en HD ont été de véritables locomotives pour le traitement de l’image. Elles ont révolutionné l’art graphique et l’impression à naturellement suivi grâce aux progrès technologiques et informatiques des imprimantes professionnelles grand format agrées Digigraphie. C’est tout le monde de l’art qui s’est retrouvé chamboulé par les innovations en matière d’imprimerie. Ces dernières donnèrent naissance à une nouvelle discipline : la reproduction numérique d’une œuvre d’art.

photo-labo-pro-clients

Un procédé technique et éthique de reprographie.

Cette technique d’impression utilise des imprimantes high-tech grand format qui fonctionnent avec de l’encre de dernière génération. Ces imprimantes répondent à des critères techniques très précis. Elles doivent utiliser des têtes d’impression HD Micro Piezo 180 ou 360 dpi, qui n’altèrent pas l’encre en la chauffant et n’abîment pas sa palette chromatique. Le rendu est époustouflant et les pigments qui la constituent ne se détériorent pas dans le temps.
Ce procédé a ouvert la voie à un nouveau moyen de diffuser des créations artistiques qui sont, par natures, uniques. En effet, cela a permis à des artistes, des galeries ou musées de pouvoir distribuer des impressions numériques de leurs collections à leurs visiteurs. Les reproductions sont de très haute qualité et permettent à l’artiste de toucher un plus large public. C’est le créateur qui bénéficie le plus des techniques digigraphiques.

  • Elle lui donne plus de liberté en lui permettant d’effectuer ses propres tirages, et d’en contrôler la qualité et la quantité.
  • Elle lui offre plus de visibilité grâce à Internet.
  • Et surtout, elle garantit un meilleur contrôle de la production, puisque chaque tirage est limité, et peut être imprimé à la demande sans altérer sa réalisation.
  • Utiliser la méthode digigraphique, c’est aussi permettre aux descendants d’artistes, de prolonger la vie d’un patrimoine, en tirant des œuvres en série limitée pour les exposer.
  • Enfin, cette technique offre aux artistes une galerie virtuelle personnalisée, qui leur assure la possibilité de présenter des œuvres digigraphiques certifiées à un très grand nombre de visiteurs.

    A quoi elle sert la Digigraphie ?

Les reprographies sont considérées comme des œuvres à part entière, seulement si elles respectent des normes strictes. Les laboratoires photo professionnels tels que le nôtre (Labo photo à Lyon) doivent obtenir un agrément d’Epson France, afin de délivrer des certificats d’authenticité.

Les normes digigraphiques.

Depuis 2003, les œuvres reproduites de façon numérique doivent respecter des règles strictes définies par un label précis mis en place par Epson, afin de garantir leur caractère original.

  • L’impression doit être produite sur des imprimantes et avec de l’encre Epson agréées.
  • Elle est imprimée en quantité limitée pour conserver le statut d’œuvre originale (30 exemplaires pour les photographies).
  • Il faut qu’elle soit numérotée.
  • Elle nécessite d’être signée par l’artiste.
  • Elle devra être imprimée par une personne ou un imprimeur agréé.
  • Elle requiert d’être certifiée par l’imprimeur grâce à une pince à digigraphie ou un tampon encreur.
  • Elle devra être accompagnée d’un certificat d’authenticité.Certificat-Digigraphie-photo-labo-pro

Le label garantit la qualité, la pérennité de l’imprimé (environ 100 ans pour des œuvres exposées à la lumière du jour) et assure de son originalité. Le papier utilisé pour l’impression devra être certifié et aux normes ISO 9706. Il y a eu plusieurs tentatives pour garantir l’authenticité d’une œuvre numérique comme par exemple celle de Papier Canson Print Making, qui commercialise un système de certificat associé à des papiers filigranés. Mais en France, c’est surtout Epson qui a réussi un coup de maître, en réussissant à imposer sa certification.
Le label digigraphique est né de la réflexion et des discussions entre des groupes de chercheurs, d’ingénieurs, de physiciens, de chimistes, de technicens et d’artistes de tous horizons, ainsi que des spécialistes des technologies de l’impression, pour donner un cadre et créer une norme internationale pour les reproductions de photos, de peintures, d’affiche, de placards ou tout autres œuvres graphiques numérisées, et ce, afin de lutter et se prémunir contre le plagiat.
Il a pour vocation de ne pas léser l’artiste en lui garantissant le contrôle de la reproduction de ses réalisations, et d’assurer la meilleure qualité d’impression d’une œuvre destinée à un acheteur d’art. Bien que déposée comme marque en 2003 par Epson, la pratique était bien plus ancienne. En effet, des artistes avaient déjà fait appel aux imprimeurs et leur technologie pour réaliser des impressions sur papier d’art.

Mais quelle est l’étymologie ?
Selon le Larousse : Définition
Science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée.

Digi pour Digitale et Graphie pour Photographie
Naissance du nom de la Digigraphie

Un nom récent, mais une pratique ancienne.

Les origines

Le pionnier fut Jack Duganne, un artiste américain issu des éditions Nash, qui le premier, a tenté de donner un nom à l’impression numérique d’art grâce à des imprimantes grand format à jet d’encre. C’était en 1991, et il cherchait comment désigner cette technique. Il choisit d’abord l’appellation française “Jet d’encre”, puis “Gicleur”, pour finalement la nommée “la Giclée“, telle quelle, avec l’accent. Il opta pour ce mot, car il décrivait parfaitement selon lui, le principe utilisé pour déposer l’encre sous forme de fines gouttelettes projetées par les imprimantes à jet. L’expression à fait débat, surtout dans la communauté francophone qui ne trouvait pas ce nom pertinent. Aussi certains artistes tels que Philip Plisson, spécialisé dans les photographies Maritimes ou Jean-Noël l’Harmeroult, créèrent leur propre dénomination pour qualifier leurs travaux personnels d’impression : Pixographie, Hyperchrome, Tirage velours…
Si Deganne était certes le pionnier, il ne disposait pas dans les années 90 du matériel de pointe actuel. Il utilisait des imprimantes de marque Iris et ces dernières ne permettaient pas une tenue suffisante des couleurs dans le temps. En effet, elles avaient tendance à se dégrader.

La technologie Epson.

Cela faisait quelques années que le groupe japonais SEIKO EPSON effectuait de nombreuses recherches sur les possibilités techniques de ses imprimantes professionnelles grands formats, et sur la qualité et la résistance dans la durée de ses encres pigmentaires dénommées UltraChrome et UltraChrome K3.  L’entreprise Epson a développé des encres innovantes à base de pigments minéraux encapsulés de résine. Ce type d’encre permet de retranscrire au mieux les photographies ou peinture. De plus, elles ont été étudiées pour perdurer sur plusieurs générations. Dans des conditions de conservations normales en intérieur c’est à ditre Muséeum) ces encres ont prouvé qu’elles tenaient une centaine d’années par des test sévères, et qu’elles n’avaient aucun risque de ternir.

Le label international.

logo-photo-labo-pro-digigraphie

C’est en partant du constat d’un manque de standards et de référence de qualité identifiable, qu’Epson a décidé de créer, en partenariat avec les artistes, un véritable label d’authenticité pour les impressions numériques.
Outre le fait d’être une marque de fabrique reconnue par tous les protagonistes de l’art, le label digigraphique a pour vocation d’être à la fois la garantie d’un savoir-faire technique qui répond à des critères de contrôle qualité précis, et l’assurance d’une certaine éthique.
Le label fut introduit comme norme par Epson en 2003, en déposant le nom “Digigraphie” à l’INPI (institut national de la protection intellectuelle) et à l’OHIM (institut de dépôt des marques européennes). La marque devenue alors européenne, va se muer en un véritable label qui va être utilisé pour garantir l’authenticité, le caractère limité des tirages et pour protéger les créateurs. Il est aujourd’hui officiel et reconnu au niveau international. Il regroupe un réseau de plus de 80 prestataires agréés à travers le monde, et rassemble plus de 2600 artistes reproduisant leurs œuvres.

Pour obtenir le précieux sésame, il faut prouver ses connaissances et son expérience en gestion de colorimétrie. De plus, le digigraphe est tenu de maîtriser les procédés machines/encres/papiers préconisés par Epson. Enfin, il se doit de réussir des tests techniques et assurer un suivi de contrôle stable et régulier dans le temps, pour maintenir un très haut niveau de qualité.

Parmi les digigraphes célèbres, on peut retrouver William Klein, Pierre-Anthony Allard, Yann Arthus-Bertrand, Pierre Kiandjan ou encore François Renno et beaucoup d’autres. Il existe deux façons d’être un digigraphe. Tout d’abord par soi-même, en s’équipant de matériel autorisé, en obtenant l’agrément auprès d’un revendeur Epson, et en respectant les règles du label. L’autre possibilité est de faire appel à un laboratoire ou un imprimeur agréé lui aussi, qui réalisera les tirages dans des conditions spécifiques imposées par le label et dans les règles de l’art.

Un papier certifié norme ISO 9706.

Quelle que soit la méthode, le procédé digigraphique est directement lié à son support : papier d’art, lisse, ultra lisse, texturée, aquarelle, velouté, toile, etc. Tous ces supports doivent être testés et certifiés ISO 9706 par des laboratoires indépendants, en vue de garantir la pérennité de l’ œuvre dans le temps. En effet, l’histoire du papier sur plus d’un millénaire, a montré que ce dernier se dégradait gravement dans le temps, et ce, malgré des conditions de conservation strictes. Les recherches ont permis de mettre en évidence, que cela était dû à la présence dans la pâte à papier, de composés acides qui abîment la cellulose dans le temps. Aussi la norme internationale ISO 9706 au but d’identifier les papiers qui ont un haut degré de permanence.
La plupart des œuvres imprimées avec la méthode digigraphique, sont réalisées sur du papier Fineart. Il s’agit d’un tirage haut de gamme très recherché par les artistes, photographes et imprimeurs.
La différence entre ce papier d’ exception et le papier photo classique, réside dans la composition du papier en lui-même. Ce dernier est constitué de fibres naturelles (du coton ou de l’alpha cellulose le plus souvent) et n’est pas blanchi artificiellement avec du chlore, ce qui assure au papier fineart une grande longévité. L’image imprimée dessus sera mise en valeur et aura une belle tenue dans le temps. En outre, ce papier d’exception dispose d’une couche supérieure avec une qualité optimale pour que l’encre à pigments tienne efficacement dessus et assure une bonne fixation des couleurs. Il y a plusieurs types de papier certifiés, et ils varient selon leur type de porosité et de textures (pour bien absorber l’encre). Enfin, c’est la combinaison de l’encre idéale et du papier qui garantit une impression de prestige.

Les avantages à faire appel à un laboratoire professionnel photos.

  • Notre entreprise Photo Labo Pro, située 9 rue des Chartreux 69001 Lyon, est un laboratoire certifié Digigraphe Epson et Canson Print Lab.
  • Notre labo photo de Lyon dispose de toutes les compétences nécessaires pour vous garantir des tirages haut de gamme avec des couleurs pérennes.
  • La garantie de conserver des encres au norme ISO 9706 sur des papiers qui traversent le temps (60,100,150 ans).
  • Une certification d’authenticité par tampon ou à sec.
  • Une grande économie de temps et d’énergie.
  • Une très haute qualité de rendu a l’impression reconnaissable à son toucher sensuelle.
  • Bénéficier des compétences et de l’expérience de professionnels pour un rendu d’exception.
  • Possibilité de prendre un rendez-vous physique dans notre laboratoire photo professionnel de Lyon, pour échanger sur vos projets d’impression, reproduction d’art sur le papier de votre choix (fineart ou papier photo premium).
  • Impression sur place sans recours à des intermédiaires.
  • Pas d’altération entre la prise de vue et le rendu final.

Jean-Pierre Maio

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *